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3 femmes, une seule voix contre la discrimination et pour l’inclusion
ELLES S’EXPRIMENT !


Romy, Annemie et Sachli luttent contre les préjugés de genre, âge, poids ou couleur de peau.

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ROMY SCHLIMBACH

25 ans * Assistante sociale dans un CPAS, *mannequin grande taille * militante en body positivity * avec plus de 21.300 abonnés sur Instagram

« Je veux montrer qu’on peut aussi être belle et sexy avec une silhouette plus ronde. »

ROMY, MODÈLE

« Imaginez l’espace qui pourrait se libérer dans nos têtes si nous, les femmes, ne nous préoccupions plus de notre poids. Nous pourrions consacrer tellement plus d’attention aux choses qui comptent vraiment. Je trouve horrible qu’il y ait tant de gens qui considèrent que nous devrions toutes avoir la même apparence : taille fine, fesses rebondies, longues jambes, poitrine fournie, taille 36. Et c’est malheureusement encore l’image de la femme que les médias véhiculent. Je suis triste de voir le nombre de femmes qui se mettent des objectifs irréalistes à cause de ça. Nous ne sommes pas toutes faites de la même manière. »




« Je veux montrer à toutes ces femmes que l’on peut aussi être belle et sexy avec un corps plus rond. Je veux qu’elles se rendent compte que la beauté existe dans toutes les tailles et qu’il n’y a pas de corrélation entre la beauté et le poids. Tout comme il n’y a aucun rapport entre le poids et le talent. Les personnes grosses peuvent aussi avoir du succès, elles ont aussi de la valeur et méritent la compréhension et le respect. Je considère comme ma mission de montrer plus de diversité, aussi bien en ligne qu’hors ligne. Je veux être un exemple pour les filles comme moi, justement parce que j’ai manqué de modèles quand, adolescente, je livrais une bataille inégale contre les kilos… »

EN MEILLEURE SANTÉ & PLUS HEUREUSE

« Enfant, j’étais dodue et on me harcelait pour cela. Petit cochon, me criaient mes camarades de classe. J’étais convaincue qu’en maigrissant, plus personne ne pourrait m’atteindre. Et je me suis créé un désordre alimentaire. D’abord de l’anorexie, puis de la boulimie, et plus tard du binge eating. En quelques années, je suis passée d’un BMI de 16 à un indice 26. Ado, j’ai découvert combien notre société est toxique en matière de poids. À douze ans, je ne pesais plus que 30 kilos – ce qui était vraiment nocif – mais tout le monde me félicitait. Quand je me suis un peu remplumée, les gens s’inquiétaient : aïe, fais attention avec ce chocolat. Pas étonnant que je me suis mise à associer la prise de poids à quelque chose de négatif, et à me sentir coupable et répugnante à chaque fois que je ‘me laissais aller’. À un certain moment, j’étais tellement mal dans ma peau que je ne pensais plus qu’à manger. J’étais prisonnière d’une spirale négative. Et c’est ainsi que je suis devenue de plus en plus grosse.
Ces cinq dernières années, je suis sortie d’un grand trou noir. En thérapie, j’ai beaucoup travaillé mon image de moi. Aujourd’hui, je porte une taille 48 et j’ose dire tout haut que je suis en meilleure santé et plus heureuse que je ne l’ai été en quinze ans. En meilleure santé et plus heureuse que quand je portais une taille 34. Je mange équilibré, je bouge tous les jours. Aujourd’hui, non seulement j’accepte mon corps mais je l’aime et j’en suis fière. Et je souhaite cela à tout le monde. »

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SACHLI GHOLAMALIZAD

39 ans * Actrice belgo-iranienne * écrivaine * créatrice de théâtre

« Ce n’est pas normal que parce que l’on ne parle pas ou mal la langue, on soit immédiatement catalogué, méprisé et exploité.»


FEMMES COURAGEUSES

« Récemment, ma grand-mère est tombée malade, elle a eu le covid 19. En plus d’être très malade, elle a aussi été très seule à l’hôpital. Il a fallu des semaines avant que nous puissions lui rendre visite. À cause de la langue et de la couleur de peau avec laquelle elle est née, elle a eu un traitement différent. Elle n’était pas considérée comme une personne à part entière. Derrière son dos, j’entendais les infirmiers parler de manière dénigrante de ‘la petite madame marocaine’. Et ça, dans un endroit où on est censé aider les gens ? Quand j’en ai parlé au personnel soignant, j’ai eu droit à des regards excédés et des ‘on va encore nous traiter de racistes ?’. »



« Il ne suffit pas de s’attaquer à la haine en rue, il faut viser l’égalité à tous les niveaux. »

« Le manque d’humanité est criant. L’humanité doit être la base d’une civilisation. Ce n’est pas normal que parce que l’on ne parle pas une langue, ou qu’on ne la parle pas bien, ont soit immédiatement catalogué, méprisé et exploité. Ma mère, encore une femme courageuse, a fui un pays en guerre avec trois jeunes enfants sous le bras, pour aller dans un pays dont elle ne connaissait ni les coutumes, ni la langue. Mon père a pu nous rejoindre seulement un an et demi plus tard. Moi qui viens d’avoir un enfant, je n’arrive même pas à imaginer combien ça a dû être lourd pour elle. Je ne peux que ressentir un profond respect. Mais ma mère, qui a élevé ses enfants ici, où elle vit depuis près de trente-cinq ans, est toujours regardée avec méfiance quand elle fait ses courses dans dans le magasin de quartier.
Les gens ne mesurent pas l’impact psychologique de ce genre d’incidents, des incidents qui se reproduisent à chaque fois. Et bien que j’aie une personnalité qui impressionne et que je fais du bruit face à l’injustice, je pleure aussi à chaque fois que cela se produit. »


TOUS HUMAINS

« Il ne suffit pas de s’attaquer à la haine en rue, il faut viser l’égalité à tous les niveaux. Comment est-ce possible que les postes importants dans les entreprises soient encore toujours principalement occupés par des hommes blancs de plus de cinquante ans ? Et comment se fait-il que les entreprises qui ont des quotas d’engagement pour les minorités, font travailler ces minorités exclusivement comme personnel d’entretien ? Ce n’est pas de la discrimination positive, car une fois de plus on nourrit une image fausse du migrant-type. En fait, cela ne fait que cataloguer les gens encore un peu plus, malheureusement.
Les magazines et les entreprises devraient montrer la diversité dans tous leurs articles, et dans leur culture d’entreprise. Je ne veux pas être utilisée comme un ‘symbole’, je veux être entendue en tant qu’être humain, pas en fonction de mon passé de migration. C’est le message que je fais passer dans mon travail d’actrice et de réalisatrice de théâtre. Il faut que nos histoires soient racontées dans notre perspective à nous, pas à travers le regard occidental. Pour notre estime de nous, il est important que nous, les personnes d’une autre origine ethnique, puissions nous reconnaître quand nous regardons la télévision. Dans les séries de fiction, on ne peut pas continuer à nous portraiter uniquement comme ‘le migrant parfaitement intégré’, parce que ça donne un sentiment confortable au Belge qui nous regarde. Il est grand temps que nous soyons vus tout d’abord comme des êtres humains, avec la même vulnérabilité et la même quête du bonheur. »

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ANNEMIE PEETERS

60 ans * Présentatrice radio et télé à la VRT
En 2019, elle a créé ‘fifty fifty’, une série d’émissions radio, podcasts et vidéos sur les ‘quinquas’ qui ont moins d’opporunités et sont mal représentés dans les médias.



« Les médias et les marques de mode doivent opter subtilement mais systématiquement pour la diversité. »


CLASSEMENT VERTICAL

« La VRT accorde de l’importance à la diversité et pour ma part, j’ai toujours pu relever des défis qui m’ont apporté de grandes satisfactions, aussi après mon cinquantième anniversaire. Mais quand j’entendais les récits de mes amies, cela ne semblait pas être évident partout. Plusieurs d’entre elles ont été mises sur des voies de garage après cinquante ans, n’étant plus considérées comme des travailleuses à part entière. Elles ne comptaient plus. Des amies qui avaient été licenciées suite à une faillite ou une réorganisation ne retrouvaient pas de travail. Des femmes expérimentées et pleines de talent, avec des CV impressionnants, mais qui étaient classés à la verticale à cause de leur âge. Ce qui n’est vraiment pas logique, dans une société où nous devons – et voulons souvent – travailler plus longtemps. Lorsque nous deviendrons tous centenaires, que ferons-nous de tout ce temps ? »



« Une personne de soixante-cinq ans est d’office présentée comme vieille et fragile. »

« Attention, je suis d’avis qu’à un moment donné, les plus anciens doivent faire place à la nouvelle génération. Je pense aussi qu’il faut pouvoir dire qu’on n’est plus en phase avec tel produit ou telle cible, ou qu’on n’a plus l’envie ou l’énergie de travailler. Mais je suis surtout convaincue par la diversité. Je crois que chacun a quelque chose à apporter aux autres dans le monde du travail, et je suis certaine que les générations ont beaucoup à apprendre les unes des autres. On devrait par exemple investir beaucoup plus dans les fonctions de coaching. Il est dommage de perdre du savoir et du talent, uniquement parce que la société a une mauvaise image des plus de 50 ans. »


LEGGINGS & RHUMATISMES

« Tout d’abord : il n’y a pas un(e) quinquagénaire unique. Et pourtant, les plus de cinquante et soixante ans sont tous portraités de la même manière, c’est-à-dire comme des personnes vieilles. Voyez l’image des plus de soixante-cinq ans dans le débat actuel sur de la vaccination : vieux et fragiles, quand on n’illustre pas le sujet d’une photo de vieillards courbés sur leur canne. Franchement, comme si les sexagénaires étaient déjà des octogénaires ! Cette image stigmatise toute une population et il est important de la rectifier. Les médias et les revues de mode, comme ce magazine, ont un rôle de choix à jouer. Non seulement en traitant du sujet en tant que tel, mais aussi – et surtout ! - en optant subtilement mais systématiquement pour la diversité. En donnant la parole aux plus de cinquante ans dans les actualités quotidiennes, et en les montrant dans des productions de mode.
Ce n’est qu’en faisant cela que l’on arrivera à faire cesser les préjugés. En puis n’oublions pas que nous avons une influence sur l’image de notre génération. On peut s’habiller de façon attrayante à tout âge, il faut continuer à prendre soin de soi. Je me souviens que ma mère, qui a toujours été magnifique, s’est laissé aller de plus en plus quand elle est devenue démente. À partir du moment où elle s’est mise à porter des leggings, à mes yeux, elle est devenue vieille. C’était vraiment frappant. Notez-le bien : un legging, ça ne flatte personne. »

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