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Oser rêver


Ralentir, se réorienter et faire confiance à son instinct :
voici des femmes qui ont eu l’audace de poursuivre leur rêve, malgré la crise du corona.

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Lien Rogiers (35 ans)

Son palmarès comprend plusieurs boulots créatifs, comme le visual merchandising et la création de sacs à main * A lancé, il y a quelques années, un bar à lunch avec sa maman, Ma & Ik à Sint-Amandsberg * A ouvert récemment son magasin de déco à Destelbergen, Detail * Lien vit à Heusden avec son partenaire Koen et leurs deux fils, Lukas (6 ans) et Sep (3 ans)

“Ouvrir mon propre magasin de déco était un rêve depuis des années, jusqu’à ce que le corona vienne casser mon coup.”

RÊVER D’UNE ANNÉE FORMIDABLE

« Ouvrir mon propre magasin de déco était un rêve depuis très longtemps. Il y a quelques années, j’avais pu goûter à l’entrepreneuriat avec ma maman, quand nous avions ouvert un endroit où prendre un café ou un lunch. C’était génial d’élaborer un concept et d’aménager un commerce. Mais finalement, l’horeca n’était pas trop mon truc et maman a continué sans moi. Peu après, j’ai été engagée dans un magasin pour enfants qui se concentrait beaucoup sur la déco. Là, j’ai constaté que j’adore la décoration, mais j’étais en manque de responsabilités. Même si je n’ignorais pas que le commerce de détail est un domaine difficile, d’emblée, j’ai cru à fond dans le concept de mes rêves : un magasin de déco original dans une petite ville où vivent de nombreuses jeunes familles, comme nous. »

« Un magasin que je combinerais avec du conseil de style personnalisé. J’étais sûre qu’il y avait un créneau à prendre. J’ai donc contracté un emprunt et investi mes économies dans mon nouveau magasin, baptisé Detail. Convaincue que 2020 serait une année formidable. En janvier, je me suis rendue dans les foires et la rénovation a commencé. Le grand week-end d’ouverture était prévu le 21 mars. Et puis, le coronavirus est venu casser mon coup : quand le confinement a été annoncé, j’étais debout dans mon magasin, un pinceau à la main, occupée à apporter la touche finale. »


OBSTACLES & SOLIDARITÉ

« Inutile de dire que j’ai été très déçue. J’attendais tellement ce moment. Mais d’autre part, ce n’était rien du tout comparé à la souffrance que le virus provoquait dans les hôpitaux et les maisons de repos. En fait dans ma tête,je suis assez rapidement passée à autre chose. Nous avons littéralement posé nos pinceaux pour nous concentrer sur le web shop. Je dis ‘nous’, parce que sans les personnes autour de moi, je n’y serais pas arrivée. J’avais franchement peur. Me voilà, avec un magasin rempli de produits luxueux, à une période où les gens subissaient une crise financière. Et malgré tout, mon web shop a fonctionné. Je m’attendais à ce que les amis et la famille achètent l’une ou l’autre chose pour me donner un coup de pouce, mais des gens du quartier, que je ne connaissais pas du tout, ont soutenu mon magasin dès le début. C’est beau de voir comment une crise peut rendre une communauté solidaire. Je suppose aussi que de nombreuses personnes ont justement voulu rendre leur maison plus agréable maintenant qu’ils étaient condamnés à rester chez eux (rires). Je vois cette crise comme une sorte de test : quand on entreprend, on doit pouvoir surmonter les obstacles qui se mettront en travers de notre route, aussi inattendus soient-ils. »

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MYRA VAN TUEL (49 ANS)

Active pendant des années dans les RH * A tenu pendant 6 ans un bar d’été pop-up avec son mari * A récemment ouvert Zelda&Zorro à Berchem * Myra est en couple avec Seppe et est belle-mère de Trix (14 ans)

« Quand on entreprend, on doit surmonter des obstacles, mais parfois on a de vrais coups de chance. Ne laissez jamais tomber vos rêves. »

FOCUS SUR LA FAMILLE

« Pendant des années, j’ai combiné un job dans les RH avec la gestion d’un bar d’été. En fait, j’avais un job d’hiver et un job d’été. J’aime la variété. Mais chaque année, je trouvais de plus en plus difficile de passer de l’un à l’autre. Quand l’été se terminait, j’avais un pincement au cœur. Je me suis rendue à l’évidence : je suis faite pour gérer un commerce. La création d’un concept, l’accueil, l’organisation d’évènements… J’adore ! Notre bar d’été était l’un des premiers dans son genre, destiné aux familles. Quand un gestionnaire de bâtiments inoccupés nous a suggéré d’installer, comme à Evergem, le concept enfants admis Zelda&Zorro dans le vieux bâtiment imposant de l’ancienne Justice de paix de Berchem, nous n’avons pas hésité une seconde. »

ÉCHAPPÉE DE LA RÉALITÉ

« Zelda&Zorro est une petite ‘échappée de la réalité’, ce qui a encore plus d’attrait pour les parents de jeunes enfants aujourd’hui. Ils ont traversé une période difficile où ils ont par exemple dû combiner le télétravail avec le ménage et la supervision scolaire. Plus que jamais, ils ont besoin de sorties enfants admis et de détente. Zelda&Zorro propose des formules pour tous les âges. Le week-end et le mercredi après-midi, on vient (dans des bulles séparées, cela va sans dire) pour manger des gourmandises, tandis que les enfants se défoulent dans les pièces de jeux ou de bricolage. Nous organisons régulièrement des workshops et rêvons à voix haute d’un Lazy Afterwork Friday où les familles peuvent venir s’asseoir à table pour savourer du comfort food. Ici, les enfants ne se plaignent pas pour avoir un iPad à table. Le seul moment où ils râlent, c’est quand les parents disent qu’il faut rentrer à la maison (rires). Les jours où nous ne sommes pas ouverts au public, le lieu peut être loué pour des évènements, des shootings photos ou des workshops. »


NE JAMAIS CESSER DE RÊVER

« La crise du corona ne nous a fas facilité les choses. L’ouverture a été postposée, nous avions beaucoup compté sur la saison des communions, et nous espérions attirer plein de monde dans notre jardin pendant les belles journées ensoleillées du printemps. D’un autre côté, cela nous a donné le temps de peaufiner notre concept. En plus, le jour de l’annonce du confinement, nous avons reçu une nouvelle qui nous a fait chaud au cœur : nous avions remporté le concours start-up de La Redoute et gagné un beau budget pour la décoration. Celui-ci nous a permis de donner une vibration exceptionnelle à cet endroit. Quand on entreprend, on doit surmonter des tas d’obstacles, mais on peut parfois compter sur de gros coups de chance. Il ne faut jamais cesser de rêver. »

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DAISY (33 ANS) ET LINDSAY (36 ANS) VAN DEN HEUVEL

Les deux sœurs ont exploité pendant 12 ans une taverne * Daisy possède son institut de beauté et Lindsay est devenue avec son mari grossiste en marques cosmétiques * Daisy est en couple avec Jan * Lindsay et son mari Yves ont une fille Aline (2 ans)

Daisiy: “Travailler dans l’horeca a beau être génial, ce n’est pas facile. On bosse souvent quand les autres sont en train de s’amuser. Pendant le confinement, on a eu du temps à soi, ce qui libère de l’espace mental pour penser à d’autres rêves.”

Lindsay: “Ces deux dernières années, je voyais ma fille à peine une heure par jour. Pendant le confinement, j’ai pris conscience de ce que je ratais, et qu’il y avait moyen de faire autrement. Comme par hasard, mon mari cherchait à engager quelqu’un, et Daisy semblait nourrir d’autres rêves. Les aspirations et priorités évoluent avec l’âge.”





Daisy: « J’avais vingt ans quand je me suis engagée dans le rêve de ma sœur : ouvrir son propre petit resto. Lindsay était en cuisine, je m’occupais de la salle. J’adorais l’énergie, l’aspect social et le lien que l’on tisse avec le personnel et les clients. Et il y a pas mal d’avantages au fait de travailler avec sa sœur : on se connaît bien, on ose donner son avis sans prendre de pincettes et on ne se fait pour ainsi dire jamais de reproches. Mais travailler dans l’horeca a beau être génial, ce n’est pas toujours facile. On bosse souvent quand les autres sont en train de s’amuser. Je ratais souvent les réunions de famille et aux mariages d’amis, j’étais celle qui arrivait après le dîner et repartait avant que la soirée ait vraiment commencé. Même les choses simples, comme dîner avec mon mari le soir, n’arrivaient pas souvent. Je l’ai souvent laissé seul. Pendant le confinement, quand nous avons été obligées de fermer, tout à coup, on eu du temps à nous. Quel soulagement. Après douze ans, j’avais besoin d’un meilleur équilibre entre travail et vie privée. En pleine crise corona, j’ai décidé qu’il était temps de tracer ma propre voie et de travailler comme esthéticienne. Mon salon, Basecoat est ouvert depuis octobre. Je propose toutes sortes de traitements, que je combine avec la vente d’accessoires. Ce nouveau chapitre de vie me donne une telle énergie ! Ce n’est que quand on lève le pied que l’on peut prendre conscience de nos vrais besoins, et qu’un espace se libère dans notre esprit pour d’autres rêves. »

En savoir plus ? Plus d’infos sur la nouvelle entreprise de Daisy sur basecoat.be

Lindsay: « Ces deux dernières années, je voyais ma filleà peine une heure par jour. Je conduisais Aline à la crêche le matin. Quand je rentrais tard le soir, elle était déjà couchée. Cela peut sembler dur, mais en fait, on n’en prend conscience que quand on est confrontée à la possibilité que les choses se passent autrement. Même si pendant le confinement, à la taverne, nous avons misé sur les repas frais à emporter, ma journée de travail se terminait à quinze heures. Tout à coup, nous avions plein de temps ensemble, et le lien avec mon mari et ma fille se renforçait de jour en jour. Aline ne réclamait plus seulement son papa quand elle avait du chagrin, elle était de plus en plus attachée à moi, c’était formidable. Je la voyais grandir de près, chaque jour je découvrais une nouvelle chose qu’elle apprenait. Je voulais conserver ces instants précieux aussi après la crise. Mon mari possède un commerce de gros en produits cosmétiques et il cherchait justement à engager quelqu’un… Avec Daisy, nous avons décidé de fermer notre taverne et d’entamer un nouveau chapitre. Je gère maintenant l’entreprise de mon mari avec lui. Dire adieu à notre taverne n’a pas été facile, car nous y avons passé des années fantastiques. Mais les priorités et les rêves changent avec l’âge et il est très important de suivre son instinct. Mon équilibre de vie s’est énormément amélioré et je suis très heureuse d’avoir enfin le temps de cuisiner pour ma petite famille. »

En savoir plus ? Découvrez l’entreprise de cosmétiques de Lindsay et son mari Yves : lifoxy.be

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